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Les problèmes de comportement

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Alexandra Marie

Éducatrice canin à Montpellier

Rédigé par Sylvie de Parlons Chien, https://www.facebook.com/profile.php?id=100070588812662

 

Les problèmes de comportement, sauf cas pathologique, sont généralement liés à un déficit de satisfaction des besoins du chien.

 

On peut citer en particulier :

  • Le besoin d’attachement : les chiens sont des animaux sociaux, qui ont un besoin biologique d’attachement. Le chiot est un bébé quand il arrive chez nous, et il vient d’être enlevé à sa mère. Ce stress initial devra être en partie compensé par l’attachement de substitution qu’il peut transférer sur un autre être de référence : son humain. Ce même besoin fondamental est également présent chez un animal adopté à l’âge adulte. C’est cette relation qui favorisera son équilibre et sa réceptivité et le mettra en capacité de comprendre et d’apprendre.

 

  • Le besoin de sécurité : cet attachement doit lui garantir la sécurité physique, affective et psychologique. Il est forcément impacté, si le chien est en proie à des réprimandes et / ou des punitions : elles entraînent une diminution de la confiance et donc l’apparition de méfiance, voire de crainte envers l’être d’attachement. Un attachement défaillant est générateur d’anxiété. Un chien anxieux est incapable de concentration et de réflexion.

 

  • Le besoin d’appartenance : le chien, animal social, est souvent seul de son espèce dans le foyer, et souvent sans sa « famille humaine », au travail pendant la journée. Ce sont par exemple des liens sociaux avec des congénères, et les bonnes relations avec les membres du foyer qui pourront combler ce besoin.

 

  • Le besoin de reconnaissance : souvent, les tentatives du chien pour communiquer avec ses humains sont voués à l’échec, à cause de leur méconnaissance des signaux canins et / ou du peu de cas qu’ils font de sa communication. De là naissent de nombreuses incompréhensions, et notamment une ignorance des besoins exprimés par l’animal.

 

  • Le besoin de liberté : le chien est sous notre contrôle permanent pour tous les moments de sa vie, y compris les plus naturels et les plus vitaux (entre autres manger, uriner, parfois même se désaltérer). Les interdits, les règles, les obligations, les « ordres » le soumettent à une pression quotidienne. Il n’a que rarement – dans certains cas jamais – le choix de choisir, de prendre des initiatives, de contrôler sa propre vie. Un individu « obéissant », habitué à être continuellement sous contrôle, peut devenir anxieux, dépendant, incapable d’autonomie, et du coup peu apte à bien gérer la solitude.

 

  • Le besoin d’enrichissement : un environnement riche en stimulations (bien maîtrisé pour ne pas tomber dans le bombardement émotionnel) est indispensable au développement cérébral des chiots. Cela se poursuit à l’âge adulte : laisser au chien la liberté de s’informer en reniflant lors des promenades, par exemple, ou lui procurer des occupations adaptées à son espèce à la maison, s’il reste longtemps enfermé seul dans la journée, participe à cet enrichissement.

Quand le chien ressent un manque, il le comble par un comportement adaptatif qui va satisfaire le besoin ressenti. Ce qui peut poser problème, c’est quand ce comportement adaptatif n’est pas acceptable dans notre monde d’humains : tourner en rond sans arrêt pour gérer son émotion, détruire pour satisfaire son besoin de mastiquer ou de ronger, aboyer pour libérer son besoin d’expression par des vocalises, uriner dans la maison pour soulager son anxiété sont des comportements adaptatifs, mais ils ne sont pas tolérables.

 

Pour éviter les comportements indésirés, gardons toujours à l’esprit :

 

  • d’adapter au mieux son milieu de vie, en lui proposant l’environnement le plus équilibrant possible
  • de lui permettre de bien gérer ses émotions, notamment en lui fournissant les moyens d’acquérir calme et sérénité
  • si nécessaire, de travailler à modifier son émotion en présence d’un stimulus négatif auquel il réagit, pour le rendre au moins tolérable
  • éventuellement de lui proposer un comportement alternatif, acceptable dans notre monde d’humains, et adapté aux besoins de son espèce

 

L’objectif, bien sûr, n’est pas de devoir gérer les problèmes dans l’urgence, mais d’avoir un chien « bien dans ses pattes ». L’idéal est donc d’anticiper : un chien qui voit ses besoins fondamentaux satisfaits a de bonnes chances d’être un chien équilibré.

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